Syrie : l’ombre d’Assad plane sur une église, révélant les cicatrices non cicatrisées du régime
Un nouvel acte de violence frappe la Syrie, blessant une nation encore en proie aux traumatismes de décennies de conflit. Bien qu’aucune responsabilité ne soit établie avec certitude, de nombreux observateurs pointent du doigt vers les loyalistes de l’ancien Président Bashar al-Assad, qui a été renversé lors d’une offensive insurrectionnelle en décembre 2024. Cette attaque réveille un spectre qu’on espérait enterré : celui d’une infrastructure sécuritaire et militaire capable de frapper depuis l’ombre, même après sa chute officielle.
La Syrie post-Assad semblait entrer, tant bien que mal, dans une phase de transition. Pourtant, ces actes violents rappellent que les anciennes structures du pouvoir ne disparaissent pas avec un changement de régime. Les réseaux clandestins, les mercenaires, les services de sécurité dispersés mais organisés restent une menace latente. C’est l’archétype du chaos géopolitique moderne : l’État s’effondre, mais ses anciens gardiens persistent, transformant le vide politique en terrain de guérilla prolongée.
Quand Washington révèle le double jeu de l’Iran
Dans un autre théâtre du Moyen-Orient, la diplomatie se déchire. L’Iran a confirmé les rapports médiatiques selon lesquels les États-Unis auraient averti Téhéran que Washington soupçonnait Israël de cibler les principaux négociateurs iraniens lors de pourparlers en avril à Islamabad, les mêmes négociations qui ont produit un accord-cadre signé le 17 juin. Cette révélation met en lumière un réseau complexe d’intérêts entrecroisés : l’Iran navigue entre la menace existentielle d’Israël et la possibilité de négocier avec les États-Unis, tandis que Washington jongle entre soutien à Tel-Aviv et dialogue avec Téhéran.
Ces deux épisodes incarnent la réalité d’un Moyen-Orient qui reste profondément fragmenté, où les anciens régimes fantômes coexistent avec des guerres de l’ombre menées par les puissances régionales et internationales. La Syrie se cherche encore une stabilité; l’Iran oscille entre défiance et engagement. Et les populations civiles, elles, continuent à payer le prix de cette géopolitique où les calculs stratégiques priment sur la sécurité quotidienne.