Des composants suisses dans l’arsenal russe : pourquoi ces pièces circulent malgré les sanctions
Kampioenschap van Vlaanderen 2025 Cycling Race KOOLSKAMP, BELGIUM - SEPTEMBER 19 : Einhorn Itamar ISR of Israel - Premier Tech during the 109th edition of Kampioenschap van Vlaanderen an UCI Class 1.1 one day cycling road race for Men Elite of 180 km with start in Koolskamp and finish in Koolskamp on September 19, 2025 in Koolskamp, Belgium, 19/09/2025 Koolskamp Belgium PUBLICATIONxNOTxINxFRAxBEL Copyright: xNicoxVereeckenx
Contexte et faits clés
Selon des révélations relayées par les journaux Tamedia, chaque tir d’un missile ou d’un drone de l’armée russe visant une ville ukrainienne pourrait contenir un circuit électronique fabriqué par une entreprise suisse. Selon le renseignement militaire ukrainien, la Suisse figure même au 3ᵉ rang mondial parmi les pays dont les pièces sont les plus souvent retrouvées dans les armes russes.
Entreprises citées et engagements
Parmi les sociétés mentionnées figurent STMicroelectronics, dont le siège est à Genève, ainsi que U-Blox et Traco Power. Elles affirment toutes respecter les sanctions et assurer avoir cessé tout commerce avec la Russie.
Réseaux de réexportation et mécanismes de contournement
Les données d’exportation montrent une augmentation des ventes suisses vers des pays tels que la Turquie, la Serbie ou le Kazakhstan, qui réexpédient ensuite ce matériel vers la Russie. Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) indique surveiller ces contournements, mais aucune sanction n’a encore été prononcée.
Enjeux et contexte
Comment ces pièces high-tech se retrouvent-elles dans l’arsenal de Poutine ? Le reportage rappelle que les sanctions helvétiques contre la Russie peuvent être contournées lorsque des échanges passent par des États tiers.