Barilla prêt à faire face aux droits de douane : panorama des enjeux économiques et commerciaux

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Barilla et les droits de douane : une posture prête à répondre

Barilla, leader mondial des pâtes, affirme être « prêt » à affronter les hausses de droits de douane, notamment aux États‑Unis et ailleurs. Le président du groupe, Guido Barilla, l’a déclaré à l’AFP en marge de l’inauguration d’un nouveau centre de recherche près de Parme, dans le nord de l’Italie. Il insiste sur la nécessité pour l’industrie de s’adapter aux exigences des marchés et aux évolutions des décisions commerciales des pays, sans se prononcer sur la légitimité d’une politique douanière.

Investissements et coopération au Brésil

Renault Geely do Brasil, filiale brésilienne du constructeur Renault et partenaire du groupe Geely, prévoit d’investir près de 616 millions d’euros dans son complexe industriel situé au sud du Brésil, près de Curitiba. Renault Group avait annoncé début novembre une coopération renforcée avec Geely pour le marché brésilien, le plus important d’Amérique latine en matière automobile.

Évolutions des marchés financiers et crypto‑actifs

La Bourse de New York a clôturé en baisse, les investisseurs restant sensibles aux niveaux de valorisation des grandes valeurs technologiques et de l’intelligence artificielle. Le Dow Jones a reculé de 1,18 %, le Nasdaq de 0,84 % et le S&P 500 de 0,91 %.

Le marché des cryptomonnaies a connu des secousses, le bitcoin accusant une chute après des gains récents et effaçant des gains accumulés en 2025. Les analystes évoquent une correction temporaire liée à l’évolution économique générale et non nécessairement un déclin durable. Le dollar a progressé modérément.

Le bitcoin avait brièvement atteint un sommet début octobre autour de 126 000 dollars, illustrant la volatilité du secteur.

Géopolitique et alliances économiques

Le promoteur saoudien Dar Global a annoncé un nouveau partenariat avec la Trump Organization pour la construction d’un hôtel de luxe aux Maldives, exploité sous la marque Trump International, avec des possibilités de financement via des jetons numériques. Dar Global et l’empire immobilier de la famille Trump ont déjà collaboré sur plusieurs projets à Oman, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, et avaient annoncé en septembre une tour d’un milliard de dollars à Jeddah.

En parallèle, Emirates, filiale du gouvernement de Dubaï, a passé une commande de 65 avions Boeing 777X d’une valeur estimée à 38 milliards de dollars, incluant 130 moteurs GE9X, consolidant sa présence auprès du constructeur américain malgré des retards de livraisons. La société possède désormais 315 avions Boeing en commande, couvrant des capacités lourdes et long‑courriers.

Concentration et concurrence dans l’industrie

La Commission européenne a donné son feu vert au rachat par Tata Motors du groupe Iveco. Bruxelles estime que la transaction ne poserait pas de problème de concurrence compte tenu d’une part de marché combinée limitée. Tata entend créer un acteur mondial du secteur des véhicules utilitaires, avec des ventes annuelles dépassant 540 000 unités. Toutefois, l’opération prévoit la cession par Iveco de sa division défense à Leonardo, pour 1,7 milliard d’euros.

Régulation et sanctions dans l’énergie et les carburants

L’Autorité de la concurrence a infligé une sanction de 187,5 millions d’euros à TotalEnergies Marketing France, Rubis et EG Retail pour une entente présumée dans la distribution de carburant en Corse. L’institution souligne qu’un accord écrit réservait à certains actionnaires un droit de passage au sein des dépôts pétroliers et que des marges multiples auraient pu écarter des concurrents non bénéficiaires, entraînant potentiellement une hausse des prix à la pompe pour les consommateurs.

Taxation du secteur aérien et financement climatique

À la COP30, plusieurs pays envisagent d’imposer les classes affaires et les jets privés afin de financer des mesures liées au climat et au développement. Le Nigeria et le Brésil ont rejoint la liste des pays observateurs, avec des pays comme la France, l’Espagne et le Kenya. Le Brésil estime que la levée de certains droits de douane annoncée par Donald Trump va dans la bonne direction, tout en espérant que les négociations progressent sur d’autres axes. En Allemagne, le gouvernement a indiqué son intention de revenir sur une hausse de la taxe sur les billets d’avion, afin de soutenir le secteur aérien.

Commerces et relations internationales

La Chine a suspendu la mise en œuvre de droits spéciaux sur certains métaux rares – gallium, germanium et antimoine – destinés aux exportations vers les États‑Unis, dans le cadre d’un allégement temporaire des tensions commerciales entre Pékin et Washington. Cette décision intervient après la rencontre du 30 octobre entre Xi Jinping et Donald Trump, qui avait permis d’apaiser partiellement les relations économiques entre les deux premiers acteurs mondiaux.

Réactions et affaires technologiques

Alibaba a contesté auprès de l’AFP les propos d’un article du Financial Times l’accusant d’aider des opérations militaires chinoises contre les États‑Unis. Alibaba déclare que les affirmations sont fausses et attribue ces informations à une campagne de relations publiques visant le récent accord commercial entre les États‑Unis et la Chine. Par ailleurs, la Maison‑Blanche a annoncé la levée partielle de certaines mesures tarifaires, notamment sur des produits agricoles et des denrées alimentaires, tandis que Donald Trump a publié sur Truth Social son souhait d’ouvrir une enquête sur les pratiques des industries de la viande soupçonnées de s’entendre pour fixer les prix du bœuf.

Enfin, concernant les infrastructures IA, Microsoft prévoit d’investir 10 milliards de dollars dans un méga centre de données dédié à l’IA au Portugal, en collaboration avec Nscale et Start Campus, et doit y déployer 12 600 puces Nvidia. Google, de son côté, annonce un plan d’investissement de 5,5 milliards d’euros en Allemagne d’ici 2029 pour développer l’IA et les capacités cloud du pays.

Goulets d’étranglement et perspectives

Sur le plan économique, le coût de la vie demeure au cœur des échanges politiques et économiques, avec des disparités dans les secteurs de l’alimentation, de l’énergie et des biens industriels. Des acteurs publics et privés ajustent leurs stratégies face à des incertitudes liées à la régulation, à la régulation fiscale et à l’évolution des marchés mondiaux.

Explications et contexte global

Cet ensemble d’informations illustre les interactions complexes entre commerce international, régulation, énergie, technologies et marchés financiers, et montre comment les acteurs économiques s’adaptent à un paysage mondial en constante mutation.